mardi 23 août 2011

SENEGAL-RAMADAN-CONSOMMATIONMarché Sandaga : les bouchers accusés d’avoir provoqué la hausse du prix de la viande


Dakar, Des ménagères rencontrées au marché Sandaga accusent les commerçants d’être à l’origine de la hausse du prix de la viande, laquelle est venue s’ajouter à la rareté du poisson, qui reste souvent introuvable pendant l’hivernage.
Avec son bâtiment vétuste et ses murs lézardés, ce très célèbre marché situé entre les avenues Lamine Guèye et Peytavin est parsemé d’une multitude de cantines vendant divers produits. Ce qui rend toute circulation difficile.
En cette matinée du jeudi, Sandaga refuse du monde. A l’intérieur, trônent des étales de légumes, de fruits, de poisson fumé et séché, de cuisses de poulet et de viande…
Ici, les vendeurs de viande sont facilement reconnaissables parmi les autres commerçants, car un espace leur est exclusivement réservé.
Accusés d’être les responsables de l’augmentation du prix de la viande, ils s’en défendent et expliquant cet état de fait par les difficultés de convoyage du bétail vers Dakar, en raison notamment de l’impraticabilité de certaines routes de l’intérieur du pays pendant la saison des pluies.
Il en résulte, selon eux, une raréfaction de la viande, qui entraîne une hausse des prix.
Interpellé sur l’augmentation du prix, Amath Mbaye, un boucher, explique cette situation par le fait que le marché n’est pas suffisamment approvisionné en vaches en cette période de l’hivernage du fait l’état de dégradation de certaines voies de communication.
‘’Les routes, dit-il, ne sont pas praticables pendant l’hivernage, et les convoyeurs mettent du temps pour arriver à Dakar. Donc, ils sont obligés d’augmenter le prix à cause des frais énormes en cours de route.’’
‘’Nous, on achète le kilogramme en gros à 2.200 francs. Par conséquent, on le revend au détail à 2.500 francs pour la viande avec os, et à 3.000 francs pour celle sans os’’, ajoute-il.
Toutefois, il indique que cette situation ne concerne que l’hivernage, car en saison sèche ‘’le prix du kilogramme varie entre 1.700 francs et 1.800 francs pour la première qualité de viande, et entre 2.500 francs et 2.700 francs pour la viande sans os’’. Un avis que partage son voisin Mamadou Woury Ba.
‘’La hausse du prix est liée au fait qu’il y a moins de vaches à la Seras pendant l’hivernage. Les vendeurs viennent de la Casamance, du Fouta et du Mali. Donc, ils préfèrent attendre la fin de la période hivernale pour vendre plus cher’’, confie-t-il.
‘’Sinon, le prix est le même partout en cette période. Mais pendant la saison sèche, mes prix varient entre 1.600 francs et 2.500 francs’’, poursuit-il. Malgré la hausse du prix de la viande, il indique qu’il continue à faire de bonnes affaires.
En dépit de ces explications, les femmes rencontrées à Sandaga soupçonnent les bouchers d’avoir volontairement revu les prix à la hausse.
Mme Ndour, née Betty Diène dénonce cette situation, qu’elle explique par la rareté du poisson mais, surtout, par la volonté des vendeurs de viande de vouloir se sucrer sur le dos des ménagères.
‘’Pendant l’hivernage, déplore-t-elle, il n’y a pas assez de poissons sur le marché et les vendeurs de viande profitent de cette situation pour augmenter le prix sans raison valable.’’
‘’Même les légumes sont chers en cette période. C’est vraiment dur pour nous les femmes de ménage’’, se désole-t-elle.
A côté d’elle, Fatou Seck, une vieille dame au visage ridé, embouche la même trompette. ‘’La viande est chère. C’est très difficile pour nous. J’ai payé le demi-kilo à 1.250 francs . Et puis, il n’y a pas de poissons. C’est dur pendant l’hivernage, surtout, en cette période de ramadan’’, se plaint-elle.
Très en verve, Sira Coulibaly dispute même avec Boubacar Barry, un boucher, estimant que les vendeurs sont responsables de l’appréciation des prix de la viande.
‘’Dès l’entame de l’hivernage, les bouchers augmentent le prix de la viande sans explications. C’est anormal’’, rouspète-elle. ‘’Il faut que les autorités régulent ce secteur de la viande, car on est fatigué’’, conclut-elle.

jeudi 11 août 2011

SENEGAL-AUTOROUTE-IMPACT : Insécurité à Darou Rahmane 3 et Taïf sur fond de ruée vers le fer




Dakar, 10 août - Avec ses murs lézardés, ses bâtiments délabrés et ses maisons construites sur des bas-fonds, le quartier Darou Rahmane 3, situé entre le croisement Fass Mbao et la Sicap-Mbao baigne dans le calme et sous la chaleur en cet après-midi de dimanche de ramadan.
Debout sur une terrasse, Pape Ndiaye, maçon de son état, multiplie les coups de marteau pour démolir une dalle afin d’en extraire du fer. Cette scène est devenue presque quotidienne dans les quartiers Darou Rahmane et Taif dont les habitants ont été contraints d’abandonner leurs maisons à cause des travaux de l’autoroute à péage.
Aussi bien à Darou Rahmane qu’à Taif, une fois les propriétaires partis, les maisons sont convoitées par des charretiers ou par des jeunes venus de partout à la recherche du fer, des briques et du gravât. C’est notamment le cas de Pape Ndiaye.
‘’Les gens démolissent souvent le poteau pour extraire le fer et laissent le mur sans support’’, explique t-il. Mais ces actions ne sont pas sans conséquences. En effet, selon le maçon ‘’dès que le vent souffle, le mur tombe. Et ce n’est pas du tout sécurisant pour les enfants qui s’amusent dans les environs.’’
Abandonnées ou démolies, les maisons deviennent aussi des repaires de fumeurs de chanvre indien, de badauds et d’agresseurs de tout acabit. De quoi troubler la quiétude des familles qui sont restées dans l’attente d’être indemnisées, mais surtout celles non concernées par les travaux.
‘’La plupart des maisons non encore démolies sont occupées par des agresseurs ou des malfaiteurs. Ce n’est plus sûr d’envoyer nos enfants à la boutique même la journée, car ils peuvent être victime de viol’’, s’inquiète mère Khadiata Sy, une vieille dame au visage complètement ridé, habitante de Darou.
Sa voisine Oumou Ba, de teint clair, assise devant son domicile avec ses enfants, abonde dans le même sens. ‘’Avant-hier, un de nos voisins a été victime de vol à 6 heures du matin. Dès qu’il est sorti pour accompagner sa femme à l’hôpital, les bandits sont entrés dans sa maison. On dirait qu’ils nous surveillent de prés’’, déclare t-elle.
Dans la maison d’à côté, on ne veut pas trop aborder ce sujet, de peur d’être ‘’victime de représailles’’. Mais une jeune fille a décidé de briser le silence. ‘’On n’ose plus aller à la boutique se trouvant dans le périmètre des maisons abandonnées’’, affirme Codou Samb.
Non loin de là, Salif Faye, bien qu’épargné par les travaux de l’autoroute, est aussi un père de famille préoccupé par cette situation. ‘’On est tous menacé, surtout nos enfants. La police ne vient que la journée pour empêcher les charretiers de démolir ou d’extraire du fer. Sinon la nuit c’est l’insécurité totale’’, se désole t-il.
A Taïf, autre quartier, mais même décor, même complainte. Les charretiers ont trouvé un nouveau filon : l’extraction du fer des maisons abandonnées. Ils sont aussi au cœur de toutes les accusations. Et là-dessus, Khassim Gackou ne décolère pas.
‘’Les charretiers viennent souvent frapper à la porte de ma maison pour voir s’il y a toujours des occupants. Je ne peux plus m’éloigner de chez moi, sinon ils vont venir démolir ma maison à mon insu’’, témoigne t-il.
Son voisin, un maître coranique, en a déjà fait les frais. Une partie du mur de clôture de sa maison a été démolie. Le teint noir, la mine triste et chapelet à la main, Oustaz Guèye tente d’afficher la sérénité non sans cacher son inquiétude. ‘’On n’est plus en sécurité ici. Des jeunes ont fait tomber mon mur. On est fatigué et inquiet’’, soupire le maître coranique.


samedi 6 août 2011

SENEGAL-TRAVAIL:Sada Ndiaye ouvert au dialogue avec le patronat


Dakar, 2 août  – Le ministre du Travail et des Organisations professionnelles, Sada Ndiaye, s’est déclaré prêt à discuter et à dialoguer avec le patronat qu’il considère comme la locomotive du développement du Sénégal.
‘’(...) Tout est discussion, tout est dialogue avec vous pour aider à un plus grand épanouissement de ce secteur, le seul qui constitue vraiment la locomotive de développement du Sénégal’’, a-t-il notamment indiqué lors de sa rencontre avec le Conseil national du patronat (CNP).
Le ministre du Travail et des Organisations professionnelles poursuivait ainsi ses visites de prise de contact avec les services relevant de son département.
M. Ndiaye, qui a réitéré sa ‘’disponibilité’’ à accompagner le CNP, ajoute qu’’’il n’y a pas de tabou’’ ni de ’’sens interdit’’.
"Il n’y a pas de chose qu’on doit faire selon un schéma linéaire mécanique. On est là, disponible à vous accompagner, à vous aider et à engager avec vous toutes les retouches possibles’’, a-t-il assuré.
‘’Tant que c’est dans l’intérêt de l’entreprise, tant que c’est dans l’intérêt de l’économie sénégalaise, dans le sens de la croissance et de la création des richesses, c’est le Sénégal qui gagne. Et quand c’est le Sénégal qui gagne, aucune initiative n’est de trop, aucune initiative ne doit être sous-estimée’’, a-t-il souligné.
Il a en outre fait part de l’ambition de son département ‘’d’engager’’, avec l’appui du patronat, ’’une rupture pour que la dimension économique soit sauvegardée, accompagnée et soit vraiment portée au niveau du sommet’’.
‘’Ça, c’est une rupture parce que, habituellement, le ministère du Travail et des Organisations professionnelles ne s’occupe que du social. Ça, c’est très bien, mais l’économique c’est encore mieux (…)’’, a-t-il souligné. Interpellé sur la représentativité des centrales syndicales, M. Ndiaye indique que l’Etat compte tirer ‘’toutes les conséquences’’ après les élections de représentativité syndicale qui ont eu lieu le 20 avril dernier.
‘’La conséquence (de ces élections de représentativité) est qu’au niveau des institutions, comme la Caisse de sécurité sociale, l’IPRESS, on va donner à chacun la place qui lui revient tout en réaffirmant le principe de l’égale dignité de toutes les centrales syndicales (…)’’, a-t-il précisé.
Interrogé sur les contrats de travail au Sénégal, Sada Ndiaye souligne que le gouvernement est disposé à engager des discussions avec le patronat.
‘’Nous avons dit que là on est prêt avec le patronat à engager le dialogue qui n’a jamais été interrompu, les discutions pour qu’ensemble, on explore les voies et moyens pour mettre en place une législation consensuelle’’, a-t-il déclaré.
‘’On ne peut plus aujourd’hui (…) dicter. On n’est obligé de dialoguer, de négocier, d’aller vers un consensus parce qu’il n’y a que le consensus qui peut être durable’’, a-t-il expliqué.

SENEGAL-COLLECTIVITES:Abdoulaye Sène : ‘’Nous voulons donner plus de vitalité et de vigueur à l’approche territoriale’’

Dakar, 6 août  - La section sénégalaise de Global local forum/Afrique (GLF) souhaite ‘’donner à l’approche territoriale plus de vitalité et plus de vigueur’’ en vue du développement des collectivités locales, a indiqué son président Abdoulaye Sène, par ailleurs député à l’Assemblée nationale.
Le dialogue, le consensus et la concertation sont fondamentales, a-t-il dit, samedi, à l’occasion de l’installation de l’antenne du GLF Sénégal pour le dialogue des territoires. ‘’Les jeunes, les femmes et les hommes, a-t-il souligné, doivent dialoguer et échanger, car tout doit partir de la base pour le développement.’’
Selon Abdoulaye Sène, l’un des objectifs du GLF est de ‘’contribuer au dialogue mondial sur le développement des territoires’’. Mais selon lui, il faut agir local, avant de penser global. ‘’ (…) En tant qu’élus locaux, experts et chercheurs, a-t-il indiqué, nous avons décidé de revisiter les vertus du dialogue et de la démarche participative pour une meilleur prise en compte des préoccupations des populations (…).’’
Le GLF est un espace de mobilisation et d’échanges, a-t-il précisé, soulignant que le Sénégal a été un pionnier en matière de décentralisation.
‘’ (…) Nous venons pour accompagner et organiser les collectivités locales pour leur permettre d’organiser en leur sein le dialogue (…)’’, a-t-il expliqué. C’est pourquoi GLF-Dakar travaille en partenariat avec ‘’l’Association des élus locaux du Sénégal et l’Association des maires du Sénégal et les responsables politiques qui ont un rôle d’ensemblier pour mobiliser les forces vives de leurs territoires’’.
L’objectif, a-t-il précisé, vise à mieux fonder sa démarche sur l’approche territoriale et faire des collectivités territoriales des leviers performants du développement durable.
Le président de l’Association des élus locaux, Alé Lô, qui se dit conscient de l’importance de l’implication des populations dans la prise de décisions pour une meilleure gestion des collectivités locales, estime que ‘’les populations doivent participer davantage à la vie de la cité’’.
‘’Le dialogue avec les citoyens est plus que jamais fondamental’’, car très souvent les populations ne se retrouvent pas à travers les décisions prises par les collectivités locales, a-t-il conclu.
L’installation de l’antenne du GLF Sénégal pour le dialogue des territoires, qui a eu lieu à l’Institut africain de la gouvernance (IAG), a vu la participation d’élus locaux, d’universitaires et d’experts

vendredi 5 août 2011

SENEGAL-RAMADAN-TRANSPORT : Rupture du jeûne : les gares routières prises d’assaut dès l’après-midi

 Dakar, 4 août - L’arrivée du mois de Ramadan pousse beaucoup de Dakarois à quitter plus tôt que d’habitude leur lieu de travail, pour regagner leur domicile avant l’heure de la rupture du jeûne, provoquant une véritable ruée vers les gares routières.
Ainsi, certaines d’entre elles sont prises d’assaut dès 16 heures par les usagers. En cet après-midi de jeudi, la gare Lat Dior, située à coté du Palais de justice de Dakar, grouille de monde.

L’endroit est envahi par un vacarme dans lequel se mêlent à la fois bruits de klaxons et vrombissements de moteur. Sous le chaud soleil, des passagers font la queue, en attendant l’arrivée du bus 48 de marque tata pour rentrer à Rufisque.

‘’Arriver à temps, se laver, se reposer, et passer la rupture du jeûne en famille. C’est pourquoi les gens rentrent tôt’’, explique Adama Diouf, une jeune fille voilée et de taille moyenne qui rentre à Pikine.
‘’Compte tenu des embouteillages, on est obligé de rentrer tôt pour faire la rupture du jeûne en famille’’, lance de son côté Babacar Diaw.

Pape Birame Ba, un agent de la direction de la Fonction publique, abonde dans le même sens. ‘’Il y a un embouteillage monstre au niveau de l’avenue Lamine Guèye. C’est pourquoi je viens jusqu’à Lat Dior pour prendre le véhicule Tata 47 pour rentrer à Grand Yoff ‘’, explique-t-il.
Il ajoute : ‘’J’évite de prendre les bus Dakar Dem Dikk jusqu’à la fin du ramadan, car il y a des bouchons le long de leur itinéraire’’.
Non loin de là, à Petersen, les piétons ont même du mal à se frayer un passage. Ici stationne dans un désordre indescriptible un grand nombre de véhicules de transport en commun.

Les passagers se bousculent pour trouver de la place. C’est un véritable calvaire, notamment pour ceux qui rentrent en banlieue dakaroise. ‘’Je suis là depuis 16h, mais j’ai d’énormes difficultés pour trouver un véhicule afin de rentrer à Pikine…’’, explique Abiboulaye Traore, stagiaire à la SENELEC, ajoutant : ‘’ Depuis le début du ramadan, je coupe le jeûne en cours de route à cause des bouchons interminables sur l’autoroute…’’.

De taille moyenne, la tête chauve, Gora Mbaye est un chauffeur habitué de l’axe Petersen-Yeumbeul. Il déplore les embouteillages énormes liés le plus souvent, selon lui, aux comportements des conducteurs.
‘’Les chauffeurs sont en partie responsables des bouchons de la circulation, car ils refusent de céder le passage à ceux qui sont prioritaires’’, confie-t-il.

L’air fatigué, Pape Omar Ndiaye, qui rentre à Thiaroye, est du même avis que Gora Mbaye.
‘’Il y a un embouteillage du rond point Patte d’oie au croisement Cambèrene, sur l’autoroute et il y a un autre de Technopole à l’entrée de Pikine, à cause des conducteurs qui se comportent comme ils veulent’’, indique-t-il.

Face à cette situation, il estime qu’il faut ‘’rentrer tôt pour pouvoir couper le jeûne en famille’’

SENEGAL-ECONOMIE/Marchés publics : le CRD a enregistré 68 recours au 1-er semestre 2011

Dakar, 3 août - Le Comité de règlement des différends (CRD) de l’Agence de régulation des marchés publics a enregistré 68 recours au premier semestre 2011, indique la revue des marchés publics dans son édition du mois de juillet dernier.

Sur ce chiffre, ‘’41% ont été rejetés, 28% ont obtenu gain de cause’, précise la même source. Mais pour dépôt hors délai, relève la publication, ‘’25% des recours ont été déclarés irrecevables, et 6% déclarés incompétents’’ par le Comité de règlement des différends.

‘’De même, souligne la revue, 41 décisions de suspensions provisoires ont été rendues par le CRD, dont 36% concernent les marchés de travaux, 32% les marchés de fournitures, 17% les marchés de prestations de service, et 15% les marchés de prestations intellectuelles’’.

Selon la Revue des marchés publics, 47,06% des recours ‘’ont porté sur les marchés de fournitures’’, 19,12% sur les marchés de travaux, 17,65% sur les marchés de prestations de services et 16,18% sur les marchés de prestations intellectuelles’’.

L’essentiel des recours ont porté sur ‘’les marchés passés par appel d’offres ouvert, soit 81%, contre 15% sur les demandes de proposition et 4% sur les demandes de renseignements et de prix’’, souligne la publication.

Les principales cibles de ces recours, selon la revue, sont les services de l’Administration centrale, en particulier les ministères, soit 37% des recours, contre 21% pour les Sociétés nationales et sociétés à participation publiques majoritaires, 20% pour les agences, 20% pour les établissements publiques et 2% pour les collectivités locales.

Les recours au 1er semestre 2011 ont ‘’doublé par rapport au 1er semestre 2009 et ont connu une augmentation de 33% comparée au 1er semestre 2010’’