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vendredi 18 novembre 2011

REVELATIONS DE MODY NIANG:‘’Le président Wade a acheté des Généraux, marabouts et magistrats…’’


Mody Niang a profité de la cérémonie de dédicace de son nouveau pamphlet «Le clan des Wade, le septième ouvrage sous l’alternance dont le quatrième sur la gouvernance du pape du «Sopi» de revenir sur les errements du régime libéral depuis 2000. Il a égratigné au passage Idrissa Seck.

Décidément, Mody Niang s’intéresse de près à la gestion des affaires publiques. Dans son nouveau pamphlet contre la famille Wade, l’écrivain n’y est pas allé de main morte. Corruption, détournements de deniers publics, promotion des contre-valeurs, médiocrité, scandales financiers répétitifs, boulimies foncières, etc., sont les maux qui caractérisent les onze années de gestion du Sénégal par Me Wade avec ses courtisans et son clan. Un tableau noir qui contraste avec les engagements du candidat Wade qui avaient fait que la majorité des Sénégalais avaient porté leur choix sur sa personne. Mody Niang a tenu en haleine le nombreux public présent, en rappelant quelques faits de la «gestion gabégique et nébuleuse». Égal à lui-même et sur un ton enflammé, il est revenu sur les fameux 6 milliards de la SONACOS qui, à son avis, ont migré vers une «destination inconnue». Dans ses recherches, il dit avoir retrouvé dans deux rapports de la Cour des comptes, 4 milliards du PCRPE (Projet de construction et de réhabilitation du patrimoine de l’État) qui sont allés à la SONACOS. Et l’écrivain de se demander: «quel rapport y a-t-il entre la SONACOS et le PCRPE?». Il a son idée. «C’est pour remplacer peut-être, les 6 milliards», répond-il.

Abordant la question foncière, Mody Niang reproche au chef de l’État «d’avoir bradé toutes les réserves foncières de la capitale». Il n’y a plus d’espace pour construire des écoles, des hôpitaux et des marchés, s’indigne-t-il. Mais dans cette braderie, ce qui soulève le plus l’ire de M. Niang, c’est que ces terrains ont été octroyés «à des privilégiés du système» pour construire des villas de 200 à 250 millions de francs Cfa, privant ainsi, à ceux qui ont, aujourd’hui, l’âge de fonder un foyer, la possibilité d’avoir une maison à Dakar. «Le Président de la République est un homme injuste qui distribue 300, 400, et 500 ha à des gens qui ont deux, trois à quatre maisons à Dakar», enrage-t-il. Parmi les heureux bénéficiaires, l’auteur du livre ‘’le Clan des Wade’’ parle des magistrats de haut rang, des généraux de l’armée, des marabouts, etc. «Le président Wade a acheté beaucoup de marabouts, militaires et magistrats», affirme-t-il, sans sourciller. «Rien que pour cela, le Président de la République devrait être traduit devant la haute cour de justice, car il a commis un crime économique», estime Mody Niang, courroucé par la propension de Wade à croire que «chaque sénégalais a un prix».
L’Anoci n’a pas échappé au regard inquisiteur de Mody Niang. Il estime que la «gestion tant décriée» de cette structure par le fils du président «ne peut laisser personne indifférent», surtout «un observateur de la scène politique et intellectuel» comme lui. Il compare, pour s’en offusquer, les 30 km de route réalisés par cette agence aux 272 km reliant Bamako à Ségou, avec une dizaine de ponts pour un coût de 172 milliards alors que Karim a frôlé les 100 milliards. «Il est inexplicable qu’une route soit plus chère au Sénégal qu’au Maroc parce qu’au royaume chérifien, la route est construite sur des massifs tandis que dans notre pays le terrain est plat», fulmine-t-il.
Refusant d’être le bras séculier d’aucun camp, Mody Niang inscrit son action dans un combat citoyen. «Je ne mène le combat de personne, je cultive ma part du jardin car le Président Wade prend les sénégalais pour des demeurés», se défend-il. Ses ouvrages sont, à ses yeux, un rappel «des dérives et scandales du régime libéral» et «des promesses non tenues et de certains projets fantômes et utopiques du Chef de l’État comme la réalisation d’une centrale nucléaire dans le désert du Sahara».
Il écarte aussi toute idée d’acharnement, en rappelant à l’opinion, qu’il a toujours écrit sur ceux qui nous gouvernent.
Plusieurs personnalités politiques et de la société civile ont assisté à la présentation, avant-hier, dans un restaurant, de son livre «Le Clan Wade». les intervenants Chérif El Valide Sèye, journaliste et le sociologue Djiby Diakhaté ont décrit Mody Niang comme «un sentinelle de la démocratie» et un «avant-gardiste».


Et tire sur Idrissa Seck

Mody Niang a décroché ses flèches contre le leader du Rewmi. Il est présenté en couverture comme le valet de la famille Wade. «Idrissa Seck ne m’inspire pas confiance et il fait bel et bien partie du clan des Wade», lance-t-il. Mody Niang est formel. Pour lui, Idrissa Seck est en connivence avec son mentor Wade. Jusqu’au 23 juin, personne ne l’a entendu intervenir nulle part. Donc on ne sait pas, explique-t-il, quand il est avec Wade et quand il n’est pas avec lui», argumente M. Niang.
Pour montrer que M. Seck est toujours en complicité avec Wade et qu’il n’y a jamais eu rupture comme ils tentent de le faire croire aux Sénégalais, Mody Niang dit le prendre au mot. Il rappelle l’accueil triomphal que le fils spirituel avait réservé à son père de président à l’entrée de la ville de Thiès en 2009. A l’occasion, souligne M. Niang, Idy avait dit que tous ceux qui lui prodigueraient des conseils lui demanderaient plutôt de se rapprocher de son père (Ndr: Abdoulaye Wade), car disait-il, entre lui et Wade, c’est comme l’œuf et la pierre. Mieux Mody Niang déclare qu’Idy et Wade n’ont aucun respect pour les sénégalais qu’ils prennent «pour des demeurés». Aussi, a-t-il invité, les Sénégalais à la vigilance. «M. Seck ne se soucie que de ses intérêts», prévient-il, en rappelant que Idrissa Seck, répondant à la question d’un journaliste sur sa fortune personnelle, avait dit qu’il s’est enrichi sur la base des fonds politiques. «Si l’homme (en parlant d’Idrissa Seck), reconnaît s’être enrichi sur la base des fonds politiques, c’est un détournement de deniers publics. Et malgré tout ce qu’il dit, Idy peut se retrouver avec Wade. Pour toutes ces raisons, je le range dans le clan des Wade, car jusqu’en 2004, ils ont fait beaucoup de choses ensemble », conclut Mody Niang.











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