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samedi 24 décembre 2011

Barthélemy Dias tire sur des nervis

Le maire de Sicap-Mermoz-Sacré coeur, Barthélemy Dias tire sur des nervis venus assiéger sa municipalité. Il a blessé trois d'entre eux dont l'un nommé Ndiaga Diouf, habitant Djida Thiaroye, dans la banlieue de Dakar, a succombé à ses blessures. L'affaire s'est déroulé le jeudi 22 décembre entre 11h et 13h sous le regard impuissant de trois agents de la police dont le commissaire de Dieuppeul. Ces nervis sont accusés par le maire socialiste d'agir pour le compte du parti démocratique sénégalais (PDS) du président Abdoulaye Wade. Alertés par les coups et cris de feu, les habitants de baobab et autres curieux sont venus assistés à la scène sans hésiter de soutenir le jeune maire socialiste. Dias fils parle déjà de légitime défense. Affaire à suivre

mardi 13 décembre 2011

Italie-Xenophobie: La barbarie de l'extreme droite

Le corps des deux vendeurs sénégalais tués dans le centre-ville de Florence, mardi 13 décembre.
Le corps des deux vendeurs sénégalais tués dans le centre-ville de Florence, mardi 13 décembre. REUTERS/STRINGER/ITALY

dimanche 11 décembre 2011

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samedi 10 décembre 2011

CESTI: Seminaire de formation en journalisme en ligne

La pratique du journalisme de nos jours exige plus de spontanéité et d'éfficacité dans la diffusion de l'information. Et cela passe ineluctablement par la maitrise de l'outil internet,notamment le blogging, les réseaux sociaux ( twitter, facebook, hootsuite, etc).
C'est pour cette raison que le Centre d'Études des Sciences et Techniques de l'information (CESTI) de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, soucieux de la qualité de la formation de ses étudiants pour mieux les préparer à integrer mais aussi à adapter sans grande difficulté le marché de l'emploi, a organisé un seminaire de renforcement des capacités en journalisme en ligne, en partenariat avec International Center for Journalists (ICJ), à l'attention des étudiants de la 3e année.

Ce seminaire qui se tient du samedi 10 au dimanche 11 décembre en cours à l'Agence universitaire de la francophonie (AUF), vise à renforcer notamment les compétences des étudiants dans la maitrise du blogging, twitter, facebook; etc.

vendredi 18 novembre 2011

REVELATIONS DE MODY NIANG:‘’Le président Wade a acheté des Généraux, marabouts et magistrats…’’


Mody Niang a profité de la cérémonie de dédicace de son nouveau pamphlet «Le clan des Wade, le septième ouvrage sous l’alternance dont le quatrième sur la gouvernance du pape du «Sopi» de revenir sur les errements du régime libéral depuis 2000. Il a égratigné au passage Idrissa Seck.

Décidément, Mody Niang s’intéresse de près à la gestion des affaires publiques. Dans son nouveau pamphlet contre la famille Wade, l’écrivain n’y est pas allé de main morte. Corruption, détournements de deniers publics, promotion des contre-valeurs, médiocrité, scandales financiers répétitifs, boulimies foncières, etc., sont les maux qui caractérisent les onze années de gestion du Sénégal par Me Wade avec ses courtisans et son clan. Un tableau noir qui contraste avec les engagements du candidat Wade qui avaient fait que la majorité des Sénégalais avaient porté leur choix sur sa personne. Mody Niang a tenu en haleine le nombreux public présent, en rappelant quelques faits de la «gestion gabégique et nébuleuse». Égal à lui-même et sur un ton enflammé, il est revenu sur les fameux 6 milliards de la SONACOS qui, à son avis, ont migré vers une «destination inconnue». Dans ses recherches, il dit avoir retrouvé dans deux rapports de la Cour des comptes, 4 milliards du PCRPE (Projet de construction et de réhabilitation du patrimoine de l’État) qui sont allés à la SONACOS. Et l’écrivain de se demander: «quel rapport y a-t-il entre la SONACOS et le PCRPE?». Il a son idée. «C’est pour remplacer peut-être, les 6 milliards», répond-il.

Abordant la question foncière, Mody Niang reproche au chef de l’État «d’avoir bradé toutes les réserves foncières de la capitale». Il n’y a plus d’espace pour construire des écoles, des hôpitaux et des marchés, s’indigne-t-il. Mais dans cette braderie, ce qui soulève le plus l’ire de M. Niang, c’est que ces terrains ont été octroyés «à des privilégiés du système» pour construire des villas de 200 à 250 millions de francs Cfa, privant ainsi, à ceux qui ont, aujourd’hui, l’âge de fonder un foyer, la possibilité d’avoir une maison à Dakar. «Le Président de la République est un homme injuste qui distribue 300, 400, et 500 ha à des gens qui ont deux, trois à quatre maisons à Dakar», enrage-t-il. Parmi les heureux bénéficiaires, l’auteur du livre ‘’le Clan des Wade’’ parle des magistrats de haut rang, des généraux de l’armée, des marabouts, etc. «Le président Wade a acheté beaucoup de marabouts, militaires et magistrats», affirme-t-il, sans sourciller. «Rien que pour cela, le Président de la République devrait être traduit devant la haute cour de justice, car il a commis un crime économique», estime Mody Niang, courroucé par la propension de Wade à croire que «chaque sénégalais a un prix».
L’Anoci n’a pas échappé au regard inquisiteur de Mody Niang. Il estime que la «gestion tant décriée» de cette structure par le fils du président «ne peut laisser personne indifférent», surtout «un observateur de la scène politique et intellectuel» comme lui. Il compare, pour s’en offusquer, les 30 km de route réalisés par cette agence aux 272 km reliant Bamako à Ségou, avec une dizaine de ponts pour un coût de 172 milliards alors que Karim a frôlé les 100 milliards. «Il est inexplicable qu’une route soit plus chère au Sénégal qu’au Maroc parce qu’au royaume chérifien, la route est construite sur des massifs tandis que dans notre pays le terrain est plat», fulmine-t-il.
Refusant d’être le bras séculier d’aucun camp, Mody Niang inscrit son action dans un combat citoyen. «Je ne mène le combat de personne, je cultive ma part du jardin car le Président Wade prend les sénégalais pour des demeurés», se défend-il. Ses ouvrages sont, à ses yeux, un rappel «des dérives et scandales du régime libéral» et «des promesses non tenues et de certains projets fantômes et utopiques du Chef de l’État comme la réalisation d’une centrale nucléaire dans le désert du Sahara».
Il écarte aussi toute idée d’acharnement, en rappelant à l’opinion, qu’il a toujours écrit sur ceux qui nous gouvernent.
Plusieurs personnalités politiques et de la société civile ont assisté à la présentation, avant-hier, dans un restaurant, de son livre «Le Clan Wade». les intervenants Chérif El Valide Sèye, journaliste et le sociologue Djiby Diakhaté ont décrit Mody Niang comme «un sentinelle de la démocratie» et un «avant-gardiste».


Et tire sur Idrissa Seck

Mody Niang a décroché ses flèches contre le leader du Rewmi. Il est présenté en couverture comme le valet de la famille Wade. «Idrissa Seck ne m’inspire pas confiance et il fait bel et bien partie du clan des Wade», lance-t-il. Mody Niang est formel. Pour lui, Idrissa Seck est en connivence avec son mentor Wade. Jusqu’au 23 juin, personne ne l’a entendu intervenir nulle part. Donc on ne sait pas, explique-t-il, quand il est avec Wade et quand il n’est pas avec lui», argumente M. Niang.
Pour montrer que M. Seck est toujours en complicité avec Wade et qu’il n’y a jamais eu rupture comme ils tentent de le faire croire aux Sénégalais, Mody Niang dit le prendre au mot. Il rappelle l’accueil triomphal que le fils spirituel avait réservé à son père de président à l’entrée de la ville de Thiès en 2009. A l’occasion, souligne M. Niang, Idy avait dit que tous ceux qui lui prodigueraient des conseils lui demanderaient plutôt de se rapprocher de son père (Ndr: Abdoulaye Wade), car disait-il, entre lui et Wade, c’est comme l’œuf et la pierre. Mieux Mody Niang déclare qu’Idy et Wade n’ont aucun respect pour les sénégalais qu’ils prennent «pour des demeurés». Aussi, a-t-il invité, les Sénégalais à la vigilance. «M. Seck ne se soucie que de ses intérêts», prévient-il, en rappelant que Idrissa Seck, répondant à la question d’un journaliste sur sa fortune personnelle, avait dit qu’il s’est enrichi sur la base des fonds politiques. «Si l’homme (en parlant d’Idrissa Seck), reconnaît s’être enrichi sur la base des fonds politiques, c’est un détournement de deniers publics. Et malgré tout ce qu’il dit, Idy peut se retrouver avec Wade. Pour toutes ces raisons, je le range dans le clan des Wade, car jusqu’en 2004, ils ont fait beaucoup de choses ensemble », conclut Mody Niang.











GESTION DE LA FORET CLASSÉE DE MBAO: Le ministre demande l'implication des élus


Le ministre de l'environnement et de la protection de la nature, Djibo leity Ka a profité du vote de son budget, hier, pour revenir sur le bruit de ces derniers jours sur la foret classé de Mbao, et fait part de son ambition d'implanter 1 million d'arbres à Dakar.

''La foret classée de Mbao fait beaucoup de bruit ces temps-ci, c'est vrai'', reconnaît le ministre, dès l'entame de son propos. Mais le ministre déclare pour la plupart du temps c'est de la désinformation. C'est pourquoi, dit-il, qu'il a dépêché les équipes concernées ce dimanche, notamment le directeur régional des eaux et forets de Dakar et la presse sur place, pour communiquer sur le plan d'aménagement de cette foret classée. Et de l'avis du ministre, si ce plan n'était pas fait, aucune parcelle ne serait sauvée. Pour sauver cette foret, le ministre estime qu'il faut un sursaut national. C'est pourquoi, il a demandé à l'ensemble des élus nationaux et locaux de s'impliquer davantage. ''Je demande votre soutien, en tant qu'élus nationaux et députés pour que Dakar ait au moins deux poumons verts, en l'occurence Mbao et Hann'', a-t-il lancé à l'endroit des parlementaires et des élus locaux.

Pour le ministre, Dakar doit avoir un troisième poumon vert pour devenir plus verdoyant. C'est pour cela, il rêve d'implanter trois millions d'arbres par an à Dakar. ''Tous les maires d'arrondissement, y compris le maire de Dakar et les élèves sont engagés avec nous pour implanter un million d'arbres chaque année'', confie-t-il. Et d'ajouter, nous avons lancé le projet ce dimanche, avec comme mot d'ordre un élève un arbre.
Le ministre a abordé entre autres sujets, la lutte contre les feux de brousse, la pollution, le typha,etc. Concernant, les feux de brousse qui represente 12% des causes du rechauffement de la terre, M. Ka a fait que ce phénomène a connu un tendance à la baisse ces trois derniers années, car beaucoup d’efforts ont été faits. Nous avons mis sur place, poursuit-il, des centaines de comités villageois de lutte contre les feux de brousse, équipés en petit matériel par les services forestiers. Mieux, informe le ministre, 70 motopompes ont été distribués à travers le pays, pour que les agents intervienent à chaque fois que le besoin se fait sentir.

Répondant aux interpéllations des parlementaires sur le typha qui dégrade de plus en plus le lac de guiers et ensable le fleuve sénégal, le ministre a fait savoir que c'estun problème auquel il faut faire face résolument. ''Un projet de 13 milliards Fcfa est disponible pour lutter contre cette plante au lac de guiers, et 10.5 milliards de la BAD pour désensabler le fleuve Sénégal envahi par la meme plante'', a-t-il expliqué. Et à propos de la dépollution de la baie de Hann, 4 milliards sont prévus. Dans la meme optique, il demande à la CSS de respecter les normes pour diminuer la pollution ou atténuer comme l'a fait la SOCOCIM.
Par ailleurs, le budget du ministère de l'environnement, pour la gestion 2012 est areté à 3.856.152.480FCFA, contre 3.043.167.500FCFA pour la gestion en cours, soit une baisse de 23.497.200FCFA.

mardi 23 août 2011

SENEGAL-RAMADAN-CONSOMMATIONMarché Sandaga : les bouchers accusés d’avoir provoqué la hausse du prix de la viande


Dakar, Des ménagères rencontrées au marché Sandaga accusent les commerçants d’être à l’origine de la hausse du prix de la viande, laquelle est venue s’ajouter à la rareté du poisson, qui reste souvent introuvable pendant l’hivernage.
Avec son bâtiment vétuste et ses murs lézardés, ce très célèbre marché situé entre les avenues Lamine Guèye et Peytavin est parsemé d’une multitude de cantines vendant divers produits. Ce qui rend toute circulation difficile.
En cette matinée du jeudi, Sandaga refuse du monde. A l’intérieur, trônent des étales de légumes, de fruits, de poisson fumé et séché, de cuisses de poulet et de viande…
Ici, les vendeurs de viande sont facilement reconnaissables parmi les autres commerçants, car un espace leur est exclusivement réservé.
Accusés d’être les responsables de l’augmentation du prix de la viande, ils s’en défendent et expliquant cet état de fait par les difficultés de convoyage du bétail vers Dakar, en raison notamment de l’impraticabilité de certaines routes de l’intérieur du pays pendant la saison des pluies.
Il en résulte, selon eux, une raréfaction de la viande, qui entraîne une hausse des prix.
Interpellé sur l’augmentation du prix, Amath Mbaye, un boucher, explique cette situation par le fait que le marché n’est pas suffisamment approvisionné en vaches en cette période de l’hivernage du fait l’état de dégradation de certaines voies de communication.
‘’Les routes, dit-il, ne sont pas praticables pendant l’hivernage, et les convoyeurs mettent du temps pour arriver à Dakar. Donc, ils sont obligés d’augmenter le prix à cause des frais énormes en cours de route.’’
‘’Nous, on achète le kilogramme en gros à 2.200 francs. Par conséquent, on le revend au détail à 2.500 francs pour la viande avec os, et à 3.000 francs pour celle sans os’’, ajoute-il.
Toutefois, il indique que cette situation ne concerne que l’hivernage, car en saison sèche ‘’le prix du kilogramme varie entre 1.700 francs et 1.800 francs pour la première qualité de viande, et entre 2.500 francs et 2.700 francs pour la viande sans os’’. Un avis que partage son voisin Mamadou Woury Ba.
‘’La hausse du prix est liée au fait qu’il y a moins de vaches à la Seras pendant l’hivernage. Les vendeurs viennent de la Casamance, du Fouta et du Mali. Donc, ils préfèrent attendre la fin de la période hivernale pour vendre plus cher’’, confie-t-il.
‘’Sinon, le prix est le même partout en cette période. Mais pendant la saison sèche, mes prix varient entre 1.600 francs et 2.500 francs’’, poursuit-il. Malgré la hausse du prix de la viande, il indique qu’il continue à faire de bonnes affaires.
En dépit de ces explications, les femmes rencontrées à Sandaga soupçonnent les bouchers d’avoir volontairement revu les prix à la hausse.
Mme Ndour, née Betty Diène dénonce cette situation, qu’elle explique par la rareté du poisson mais, surtout, par la volonté des vendeurs de viande de vouloir se sucrer sur le dos des ménagères.
‘’Pendant l’hivernage, déplore-t-elle, il n’y a pas assez de poissons sur le marché et les vendeurs de viande profitent de cette situation pour augmenter le prix sans raison valable.’’
‘’Même les légumes sont chers en cette période. C’est vraiment dur pour nous les femmes de ménage’’, se désole-t-elle.
A côté d’elle, Fatou Seck, une vieille dame au visage ridé, embouche la même trompette. ‘’La viande est chère. C’est très difficile pour nous. J’ai payé le demi-kilo à 1.250 francs . Et puis, il n’y a pas de poissons. C’est dur pendant l’hivernage, surtout, en cette période de ramadan’’, se plaint-elle.
Très en verve, Sira Coulibaly dispute même avec Boubacar Barry, un boucher, estimant que les vendeurs sont responsables de l’appréciation des prix de la viande.
‘’Dès l’entame de l’hivernage, les bouchers augmentent le prix de la viande sans explications. C’est anormal’’, rouspète-elle. ‘’Il faut que les autorités régulent ce secteur de la viande, car on est fatigué’’, conclut-elle.

jeudi 11 août 2011

SENEGAL-AUTOROUTE-IMPACT : Insécurité à Darou Rahmane 3 et Taïf sur fond de ruée vers le fer




Dakar, 10 août - Avec ses murs lézardés, ses bâtiments délabrés et ses maisons construites sur des bas-fonds, le quartier Darou Rahmane 3, situé entre le croisement Fass Mbao et la Sicap-Mbao baigne dans le calme et sous la chaleur en cet après-midi de dimanche de ramadan.
Debout sur une terrasse, Pape Ndiaye, maçon de son état, multiplie les coups de marteau pour démolir une dalle afin d’en extraire du fer. Cette scène est devenue presque quotidienne dans les quartiers Darou Rahmane et Taif dont les habitants ont été contraints d’abandonner leurs maisons à cause des travaux de l’autoroute à péage.
Aussi bien à Darou Rahmane qu’à Taif, une fois les propriétaires partis, les maisons sont convoitées par des charretiers ou par des jeunes venus de partout à la recherche du fer, des briques et du gravât. C’est notamment le cas de Pape Ndiaye.
‘’Les gens démolissent souvent le poteau pour extraire le fer et laissent le mur sans support’’, explique t-il. Mais ces actions ne sont pas sans conséquences. En effet, selon le maçon ‘’dès que le vent souffle, le mur tombe. Et ce n’est pas du tout sécurisant pour les enfants qui s’amusent dans les environs.’’
Abandonnées ou démolies, les maisons deviennent aussi des repaires de fumeurs de chanvre indien, de badauds et d’agresseurs de tout acabit. De quoi troubler la quiétude des familles qui sont restées dans l’attente d’être indemnisées, mais surtout celles non concernées par les travaux.
‘’La plupart des maisons non encore démolies sont occupées par des agresseurs ou des malfaiteurs. Ce n’est plus sûr d’envoyer nos enfants à la boutique même la journée, car ils peuvent être victime de viol’’, s’inquiète mère Khadiata Sy, une vieille dame au visage complètement ridé, habitante de Darou.
Sa voisine Oumou Ba, de teint clair, assise devant son domicile avec ses enfants, abonde dans le même sens. ‘’Avant-hier, un de nos voisins a été victime de vol à 6 heures du matin. Dès qu’il est sorti pour accompagner sa femme à l’hôpital, les bandits sont entrés dans sa maison. On dirait qu’ils nous surveillent de prés’’, déclare t-elle.
Dans la maison d’à côté, on ne veut pas trop aborder ce sujet, de peur d’être ‘’victime de représailles’’. Mais une jeune fille a décidé de briser le silence. ‘’On n’ose plus aller à la boutique se trouvant dans le périmètre des maisons abandonnées’’, affirme Codou Samb.
Non loin de là, Salif Faye, bien qu’épargné par les travaux de l’autoroute, est aussi un père de famille préoccupé par cette situation. ‘’On est tous menacé, surtout nos enfants. La police ne vient que la journée pour empêcher les charretiers de démolir ou d’extraire du fer. Sinon la nuit c’est l’insécurité totale’’, se désole t-il.
A Taïf, autre quartier, mais même décor, même complainte. Les charretiers ont trouvé un nouveau filon : l’extraction du fer des maisons abandonnées. Ils sont aussi au cœur de toutes les accusations. Et là-dessus, Khassim Gackou ne décolère pas.
‘’Les charretiers viennent souvent frapper à la porte de ma maison pour voir s’il y a toujours des occupants. Je ne peux plus m’éloigner de chez moi, sinon ils vont venir démolir ma maison à mon insu’’, témoigne t-il.
Son voisin, un maître coranique, en a déjà fait les frais. Une partie du mur de clôture de sa maison a été démolie. Le teint noir, la mine triste et chapelet à la main, Oustaz Guèye tente d’afficher la sérénité non sans cacher son inquiétude. ‘’On n’est plus en sécurité ici. Des jeunes ont fait tomber mon mur. On est fatigué et inquiet’’, soupire le maître coranique.


samedi 6 août 2011

SENEGAL-TRAVAIL:Sada Ndiaye ouvert au dialogue avec le patronat


Dakar, 2 août  – Le ministre du Travail et des Organisations professionnelles, Sada Ndiaye, s’est déclaré prêt à discuter et à dialoguer avec le patronat qu’il considère comme la locomotive du développement du Sénégal.
‘’(...) Tout est discussion, tout est dialogue avec vous pour aider à un plus grand épanouissement de ce secteur, le seul qui constitue vraiment la locomotive de développement du Sénégal’’, a-t-il notamment indiqué lors de sa rencontre avec le Conseil national du patronat (CNP).
Le ministre du Travail et des Organisations professionnelles poursuivait ainsi ses visites de prise de contact avec les services relevant de son département.
M. Ndiaye, qui a réitéré sa ‘’disponibilité’’ à accompagner le CNP, ajoute qu’’’il n’y a pas de tabou’’ ni de ’’sens interdit’’.
"Il n’y a pas de chose qu’on doit faire selon un schéma linéaire mécanique. On est là, disponible à vous accompagner, à vous aider et à engager avec vous toutes les retouches possibles’’, a-t-il assuré.
‘’Tant que c’est dans l’intérêt de l’entreprise, tant que c’est dans l’intérêt de l’économie sénégalaise, dans le sens de la croissance et de la création des richesses, c’est le Sénégal qui gagne. Et quand c’est le Sénégal qui gagne, aucune initiative n’est de trop, aucune initiative ne doit être sous-estimée’’, a-t-il souligné.
Il a en outre fait part de l’ambition de son département ‘’d’engager’’, avec l’appui du patronat, ’’une rupture pour que la dimension économique soit sauvegardée, accompagnée et soit vraiment portée au niveau du sommet’’.
‘’Ça, c’est une rupture parce que, habituellement, le ministère du Travail et des Organisations professionnelles ne s’occupe que du social. Ça, c’est très bien, mais l’économique c’est encore mieux (…)’’, a-t-il souligné. Interpellé sur la représentativité des centrales syndicales, M. Ndiaye indique que l’Etat compte tirer ‘’toutes les conséquences’’ après les élections de représentativité syndicale qui ont eu lieu le 20 avril dernier.
‘’La conséquence (de ces élections de représentativité) est qu’au niveau des institutions, comme la Caisse de sécurité sociale, l’IPRESS, on va donner à chacun la place qui lui revient tout en réaffirmant le principe de l’égale dignité de toutes les centrales syndicales (…)’’, a-t-il précisé.
Interrogé sur les contrats de travail au Sénégal, Sada Ndiaye souligne que le gouvernement est disposé à engager des discussions avec le patronat.
‘’Nous avons dit que là on est prêt avec le patronat à engager le dialogue qui n’a jamais été interrompu, les discutions pour qu’ensemble, on explore les voies et moyens pour mettre en place une législation consensuelle’’, a-t-il déclaré.
‘’On ne peut plus aujourd’hui (…) dicter. On n’est obligé de dialoguer, de négocier, d’aller vers un consensus parce qu’il n’y a que le consensus qui peut être durable’’, a-t-il expliqué.

SENEGAL-COLLECTIVITES:Abdoulaye Sène : ‘’Nous voulons donner plus de vitalité et de vigueur à l’approche territoriale’’

Dakar, 6 août  - La section sénégalaise de Global local forum/Afrique (GLF) souhaite ‘’donner à l’approche territoriale plus de vitalité et plus de vigueur’’ en vue du développement des collectivités locales, a indiqué son président Abdoulaye Sène, par ailleurs député à l’Assemblée nationale.
Le dialogue, le consensus et la concertation sont fondamentales, a-t-il dit, samedi, à l’occasion de l’installation de l’antenne du GLF Sénégal pour le dialogue des territoires. ‘’Les jeunes, les femmes et les hommes, a-t-il souligné, doivent dialoguer et échanger, car tout doit partir de la base pour le développement.’’
Selon Abdoulaye Sène, l’un des objectifs du GLF est de ‘’contribuer au dialogue mondial sur le développement des territoires’’. Mais selon lui, il faut agir local, avant de penser global. ‘’ (…) En tant qu’élus locaux, experts et chercheurs, a-t-il indiqué, nous avons décidé de revisiter les vertus du dialogue et de la démarche participative pour une meilleur prise en compte des préoccupations des populations (…).’’
Le GLF est un espace de mobilisation et d’échanges, a-t-il précisé, soulignant que le Sénégal a été un pionnier en matière de décentralisation.
‘’ (…) Nous venons pour accompagner et organiser les collectivités locales pour leur permettre d’organiser en leur sein le dialogue (…)’’, a-t-il expliqué. C’est pourquoi GLF-Dakar travaille en partenariat avec ‘’l’Association des élus locaux du Sénégal et l’Association des maires du Sénégal et les responsables politiques qui ont un rôle d’ensemblier pour mobiliser les forces vives de leurs territoires’’.
L’objectif, a-t-il précisé, vise à mieux fonder sa démarche sur l’approche territoriale et faire des collectivités territoriales des leviers performants du développement durable.
Le président de l’Association des élus locaux, Alé Lô, qui se dit conscient de l’importance de l’implication des populations dans la prise de décisions pour une meilleure gestion des collectivités locales, estime que ‘’les populations doivent participer davantage à la vie de la cité’’.
‘’Le dialogue avec les citoyens est plus que jamais fondamental’’, car très souvent les populations ne se retrouvent pas à travers les décisions prises par les collectivités locales, a-t-il conclu.
L’installation de l’antenne du GLF Sénégal pour le dialogue des territoires, qui a eu lieu à l’Institut africain de la gouvernance (IAG), a vu la participation d’élus locaux, d’universitaires et d’experts

vendredi 5 août 2011

SENEGAL-RAMADAN-TRANSPORT : Rupture du jeûne : les gares routières prises d’assaut dès l’après-midi

 Dakar, 4 août - L’arrivée du mois de Ramadan pousse beaucoup de Dakarois à quitter plus tôt que d’habitude leur lieu de travail, pour regagner leur domicile avant l’heure de la rupture du jeûne, provoquant une véritable ruée vers les gares routières.
Ainsi, certaines d’entre elles sont prises d’assaut dès 16 heures par les usagers. En cet après-midi de jeudi, la gare Lat Dior, située à coté du Palais de justice de Dakar, grouille de monde.

L’endroit est envahi par un vacarme dans lequel se mêlent à la fois bruits de klaxons et vrombissements de moteur. Sous le chaud soleil, des passagers font la queue, en attendant l’arrivée du bus 48 de marque tata pour rentrer à Rufisque.

‘’Arriver à temps, se laver, se reposer, et passer la rupture du jeûne en famille. C’est pourquoi les gens rentrent tôt’’, explique Adama Diouf, une jeune fille voilée et de taille moyenne qui rentre à Pikine.
‘’Compte tenu des embouteillages, on est obligé de rentrer tôt pour faire la rupture du jeûne en famille’’, lance de son côté Babacar Diaw.

Pape Birame Ba, un agent de la direction de la Fonction publique, abonde dans le même sens. ‘’Il y a un embouteillage monstre au niveau de l’avenue Lamine Guèye. C’est pourquoi je viens jusqu’à Lat Dior pour prendre le véhicule Tata 47 pour rentrer à Grand Yoff ‘’, explique-t-il.
Il ajoute : ‘’J’évite de prendre les bus Dakar Dem Dikk jusqu’à la fin du ramadan, car il y a des bouchons le long de leur itinéraire’’.
Non loin de là, à Petersen, les piétons ont même du mal à se frayer un passage. Ici stationne dans un désordre indescriptible un grand nombre de véhicules de transport en commun.

Les passagers se bousculent pour trouver de la place. C’est un véritable calvaire, notamment pour ceux qui rentrent en banlieue dakaroise. ‘’Je suis là depuis 16h, mais j’ai d’énormes difficultés pour trouver un véhicule afin de rentrer à Pikine…’’, explique Abiboulaye Traore, stagiaire à la SENELEC, ajoutant : ‘’ Depuis le début du ramadan, je coupe le jeûne en cours de route à cause des bouchons interminables sur l’autoroute…’’.

De taille moyenne, la tête chauve, Gora Mbaye est un chauffeur habitué de l’axe Petersen-Yeumbeul. Il déplore les embouteillages énormes liés le plus souvent, selon lui, aux comportements des conducteurs.
‘’Les chauffeurs sont en partie responsables des bouchons de la circulation, car ils refusent de céder le passage à ceux qui sont prioritaires’’, confie-t-il.

L’air fatigué, Pape Omar Ndiaye, qui rentre à Thiaroye, est du même avis que Gora Mbaye.
‘’Il y a un embouteillage du rond point Patte d’oie au croisement Cambèrene, sur l’autoroute et il y a un autre de Technopole à l’entrée de Pikine, à cause des conducteurs qui se comportent comme ils veulent’’, indique-t-il.

Face à cette situation, il estime qu’il faut ‘’rentrer tôt pour pouvoir couper le jeûne en famille’’

SENEGAL-ECONOMIE/Marchés publics : le CRD a enregistré 68 recours au 1-er semestre 2011

Dakar, 3 août - Le Comité de règlement des différends (CRD) de l’Agence de régulation des marchés publics a enregistré 68 recours au premier semestre 2011, indique la revue des marchés publics dans son édition du mois de juillet dernier.

Sur ce chiffre, ‘’41% ont été rejetés, 28% ont obtenu gain de cause’, précise la même source. Mais pour dépôt hors délai, relève la publication, ‘’25% des recours ont été déclarés irrecevables, et 6% déclarés incompétents’’ par le Comité de règlement des différends.

‘’De même, souligne la revue, 41 décisions de suspensions provisoires ont été rendues par le CRD, dont 36% concernent les marchés de travaux, 32% les marchés de fournitures, 17% les marchés de prestations de service, et 15% les marchés de prestations intellectuelles’’.

Selon la Revue des marchés publics, 47,06% des recours ‘’ont porté sur les marchés de fournitures’’, 19,12% sur les marchés de travaux, 17,65% sur les marchés de prestations de services et 16,18% sur les marchés de prestations intellectuelles’’.

L’essentiel des recours ont porté sur ‘’les marchés passés par appel d’offres ouvert, soit 81%, contre 15% sur les demandes de proposition et 4% sur les demandes de renseignements et de prix’’, souligne la publication.

Les principales cibles de ces recours, selon la revue, sont les services de l’Administration centrale, en particulier les ministères, soit 37% des recours, contre 21% pour les Sociétés nationales et sociétés à participation publiques majoritaires, 20% pour les agences, 20% pour les établissements publiques et 2% pour les collectivités locales.

Les recours au 1er semestre 2011 ont ‘’doublé par rapport au 1er semestre 2009 et ont connu une augmentation de 33% comparée au 1er semestre 2010’’

vendredi 29 juillet 2011

LETTRE OUVERTE DE KARIM WADE AUX SENEGALAIS: Réaction des étudiants

Après la révolte du 23 juin pour dénoncer le projet de loi instaurant un ticket, et les émeutes du 27 juin pour dire non aux délestages intempestifs, le président de la république, dépassé par les événements laisse le soin à Karim wade qui sort enfin de sa réserve pour s’adresser au peuple

Les jours se suivent mais ne se ressemblent jamais. Et l’histoire politique du Sénégal a pris un nouveau tournant depuis la date du 23 juin. Le président de la république, Abdoulaye WADE complètement abattu, abasourdi, et mis chaos par le rejet de son projet de loi, instituant l’élection du président et du vice-président, n’arrive toujours pas à se relever. Il est depuis dans un mutisme assourdissant. Il ne sait concrètement pas quoi dire aux sénégalais qui l’ont vomis et ont enseveli son projet de dévolution monarchique du pouvoir. En lieu et place du chef de l’Etat, c’est le tout puissant ministre d’Etat, de la coopération internationale, de l’aménagement du territoire, des transports aériens, des infrastructures et de l’énergie qui pond un communiqué par voix de presse, pour s’adresser aux sénégalais. Dans ce courrier, Karim WADE rejette toute idée de dévolution monarchique du pouvoir, et dénonce les casses de bâtiments de la sénélec, le pillage, et des actes de vandalisme commis dans la nuit du 27 lors des émeutes à cause des coupures d’électricité, à Dakar, et un peu partout à l’intérieur du pays. «Un projet de dévolution monarchique n’a été, n’est et ne sera jamais dans les intentions du président ni dans les miennes. Mais il faut sincèrement déplorer, vivement regretter et fermement sanctionner les scènes de pillages, les actes de banditisme et de profanation des lieux de culte.», explique t-il
Le mouvement des élèves et étudiants libéraux (MEEL), par la voix de son secrétaire administratif adjoint, Mamadou Saidou Diallo, apprécie la sortie de Karim et demande au gouvernement d’assurer la fourniture en électricité. «Karim Wade a démontré clairement qu’il n’est pas partisan d’un schéma de dévolution monarchique. Et puis nous partageons la politique du président Wade, mais nous demandons au gouvernement de faire plus d’efforts pour régler définitivement la question de l’énergie».
Par contre, Demba Seydi, un des responsables des jeunesses socialistes et Chargé de cours à l’université Dakar Bourguiba soutient que «Karim Wade doit démissionner comme l’a fait son prédécesseur Samuel SARR, car il n’arrive pas à faire des résultats.»
Ce que Karim oublie, c’est que les sénégalais ne s’attaquent pas à lui, en tant que personne civile, mais plutôt à son mode de gestion, en tant qu’autorité publique, en charge d’un super ministère, dont celui de l’énergie. Un secteur qui fait tant défaut et ne cesse d’irriter le courroux des sénégalais. C’est seulement, en 2004, avec son entrée sur la scène internationale que le grand public sénégalais l’a découvert, et connu. En effet, son père l’a nommé président de l’agence nationale de l’organisation de la conférence islamique, avec pour mission de préparer et d’organiser le onzième sommet de l’OCI, devant réunir quatre ans plus tard en 2008, à Dakar, les responsables de 57 pays musulmans. En 2006, il crée son mouvement politique «la Génération du concret». C’est la première étape de son entrée en politique. En 2009, à l’occasion des élections locales, Karim Wade était investit sur la liste de la coalition sopi, et était suspecté de succéder à Pape Diop, à la tête de la mairie de Dakar. Malheureusement, cette première étape du projet de dévolution monarchique a été rejetée par les dakarois car Karim a été battu dans son propre bureau de vote au point E. Au lieu de décrypter les messages du peuple, le président Wade et son fils minimisent les faits, et méprisent les sénégalais. Karim continue à se payer le luxe de voyager à bord de jet privé en gaspillant des milliards, pour quelqu’un qui n’était qu’un simple courtier à la banque d’affaires UBS (Union de Banques Suisses) à Londres. Donc, voilà autant d’éléments qui font qu’il est sous les feux des médias, des critiques acerbes de l’opinion publique, et de l’opposition politique. Il ne s’agit pas d’un acharnement contre sa personne comme il le prétend. Le message des sénégalais est clair. Le président Wade et son fils doivent tirer toutes les leçons des soulèvements des 23, et 27 juin dernier. La première est que le chef de l’Etat ne doit pas se présenter en 2012, la deuxième est qu’il doit organiser des élections libres et transparentes, la troisième est que les ministres de l’énergie, de la justice et de l’intérieur, nommément Karim wade, l’ex-conseiller de Mubutu Cheikh Tidiane Sy et Ousmane Ngom devraient par acquis de conscience démissionner pour mettre un terme aux agissements des sénégalais, en l’occurrence la société civile, et l’opposition politique.

Boubacar SADIO
LUTTE CONTRE L’EXCLUSION ET LA PAUVRETE
L’Acapes, tend la perche aux laissés pour compte
La récupération, la formation des jeunes issus de familles démunis, et exclus du système scolaire formel pour insuffisance de moyens, de résultats, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sont les axes majeurs de L’association culturelle d’aide à la promotion éducative et sociale.

Les renvois massifs à l’Université, dans les collèges et lycées suite aux événements de mai 68, ont poussé une association d’enseignants volontaires à créer en 1972 l’Association Culturelle d’Aide à la Promotion des Jeunes Déshérités du Sénégal (ACAP/JDS) pour aider les élèves venant du monde rural et assez démunis, bref les cas sociaux. Ces victimes de la première crise grave de l’école sénégalaise ont bénéficié de l’encadrement pédagogique d’enseignants et professeurs gratuitement au Centre Bopp, ex LEBRET.
La promotion d’un système éducatif, tout au long de la vie au profit des démunis, l’insertion durable dans le secteur productif, la lutte contre la pauvreté, mais aussi la participation active à la vie socio-économique des éléments marginalisés du système sont les objectifs que l’Association s’est fixée.
Si l’accroissement de l’effectif scolaire de l’établissement peut s’expliquer par ses résultats, la qualité des enseignements, force est de reconnaitre aussi que les prix sociaux pratiqués en sont pour beaucoup. En effet les élèves de la 6e à la 3e paient 45.000frs, et ceux de la 2nde à la Terminale 55.000frs par an. Ils bénéficient même d’une exonération de 50%. Il y en a mêmes qui paient moins de 20.000frs par an. «Nous faisons une éducation et formation sociale presque gratuite au profit des démunis, et exclus du système scolaire formel», soutient M. Seydou Ndiaye, chargé des projets et programmes, avant de renchérir que «nos enseignants font du bénévolat, car on ne leur donne qu’une somme forfaitaire à la fin du mois».
Dans le souci d’apporter une réponse pour faire face au malaise social, notamment chez les jeunes garçons et filles dont les parents sont licenciés de leur travail, et démunis, les animateurs de l’ACAP/JDS vont élargir, et approfondir leurs champs d’action, dès le début des années 80, en créant une structure plus ouverte, l’Association Culturelle d’Aide à la Promotion Educative et Sociale (ACAPES). «L’Association récupère non seulement des jeunes exclus du système d’enseignement formel, mais aussi lutte contre la délinquance juvénile, la drogue et l’alcool», poursuit M. Ndiaye. Ce qui n’était qu’un simple cadre d’acquisition et de transmission des connaissances par le biais de l’encadrement pédagogique des jeunes en difficulté scolaire, l’ACAPES s’investit désormais dans le développement communautaire des familles d’origine ou d’adoption desdits élèves à travers une cohérence stratégique. «ACAPES appuie et accompagne depuis 1983 des femmes organisées autour de structures associatives de base tels que les GIE, les Groupements de Promotion Féminine, dans leurs efforts de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale», confesse M. Ndiaye.
A cet effet l’Association a crée une mutuelle d’épargne et de crédit (MEC) au sein de l’école à l’unité18 des parcelles assainies, permettant aux adhérentes de bénéficier de prêt, après un épargne substantiel de 30000frs. «Le prêt se fait sur la base d’un projet», explique Ramatoulaye Wague, présidente du comité de crédit.
La formation, en tant que levier d’insertion socioprofessionnelle, permet de lutter contre la pauvreté. Et l’ACAPES l’inscrit de manière structurante dans sa démarche intégrative pour relever les défis de l’Education et de la formation. C’est pourquoi l’Association a crée au sein de l’école un centre de formation professionnelle en couture, modélisme, stylisme et en restauration. A ce niveau aussi, des prix sociaux sont pratiqués. «Les élèves paient 3500 ou 5000frs le mois, contrairement aux autres écoles ou on peut payer quatre fois plus», précise M. Ndiaye.
Des bénéficiaires du système de l’ACAPES, on peut en rencontrer partout. Ablaye Seye, ex-directeur de la Radio Sénégal International, Moussa Cissokho ancien conseiller de Amadou Toumani Touré, et Secrétaire Générale de l’Ong Mali Enjeux, Demba Diouf commissaire de police et actuel président de la commission sécurité de la fédération sénégalaise de football, Mame Birame Diouf, footballeur en équipe nationale, Awa Thiaw, journaliste à Sud fm et enfin, l’artiste rappeur Fata.
Boubacar SADIO

vendredi 1 juillet 2011

Y en a marre demande à WADE de retirer sa candidature pour 2012



 
Le rappeur Thiat du mythique groupe underground Keur Gui de Kaolack, et initiateur du célèbre mouvement de contestation, et de conscientisation Y en a marre demande à Abdoulaye WADE, le plus vieux président de la planète de ne pas se présenter en 2012, vu son âge, mais surtout du fait de l'inconstitutionnalité de sa candidature.

mercredi 29 juin 2011

Paiement des bourses à l'Ucad

     
Les étudiants se bousculent sous le le chaud soleil à 14h, devant le pavillon F pour la perception de leurs bourses. Ils n'hésitent pas à en venir aux mains pour se faire payer à temps, afin d'éviter toute rupture d'argent. Donc, la violence s'y invite souvent, et les jeunes filles peinent toujours à percevoir, à moins qu'elles reçoivent un coup de main des étudiants ou de leurs petits copains.

lundi 27 juin 2011

Saccage de l'agence SENELEC de Castors

jj
 
De jeunes manifestants en colère sont en train de saccager l'agence senelec de bourguiba, à Castors. Cela se passe le jeudi 23 juin 2011, à 18h sur l'avenue du Président Abib Bourguiba, à Dakar. L'évènement se produit suite au très controversé projet de loi, instituant un ticket avec l'élection du président et du vice-président. Le projet a été retiré après une forte pression de la rue. En  effet, la société civile, les étudiants, les partis de l'opposition, les organisations syndicales et les sénégalais de tous bord se sont rendus à la place soweto, en face de l'Assemblée nationale pour dire aux députés de ne pas voter ce projet, qui n'est rien d'autre qu'une stratégie de dévolution monarchique du pouvoir

INSOLITE:un soigneur sauve un but


INSOLITE : Un soigneur sauve un but ! par Remy-Morefoot