rejoignez moi sur Twitter

vendredi 29 juillet 2011

LETTRE OUVERTE DE KARIM WADE AUX SENEGALAIS: Réaction des étudiants

Après la révolte du 23 juin pour dénoncer le projet de loi instaurant un ticket, et les émeutes du 27 juin pour dire non aux délestages intempestifs, le président de la république, dépassé par les événements laisse le soin à Karim wade qui sort enfin de sa réserve pour s’adresser au peuple

Les jours se suivent mais ne se ressemblent jamais. Et l’histoire politique du Sénégal a pris un nouveau tournant depuis la date du 23 juin. Le président de la république, Abdoulaye WADE complètement abattu, abasourdi, et mis chaos par le rejet de son projet de loi, instituant l’élection du président et du vice-président, n’arrive toujours pas à se relever. Il est depuis dans un mutisme assourdissant. Il ne sait concrètement pas quoi dire aux sénégalais qui l’ont vomis et ont enseveli son projet de dévolution monarchique du pouvoir. En lieu et place du chef de l’Etat, c’est le tout puissant ministre d’Etat, de la coopération internationale, de l’aménagement du territoire, des transports aériens, des infrastructures et de l’énergie qui pond un communiqué par voix de presse, pour s’adresser aux sénégalais. Dans ce courrier, Karim WADE rejette toute idée de dévolution monarchique du pouvoir, et dénonce les casses de bâtiments de la sénélec, le pillage, et des actes de vandalisme commis dans la nuit du 27 lors des émeutes à cause des coupures d’électricité, à Dakar, et un peu partout à l’intérieur du pays. «Un projet de dévolution monarchique n’a été, n’est et ne sera jamais dans les intentions du président ni dans les miennes. Mais il faut sincèrement déplorer, vivement regretter et fermement sanctionner les scènes de pillages, les actes de banditisme et de profanation des lieux de culte.», explique t-il
Le mouvement des élèves et étudiants libéraux (MEEL), par la voix de son secrétaire administratif adjoint, Mamadou Saidou Diallo, apprécie la sortie de Karim et demande au gouvernement d’assurer la fourniture en électricité. «Karim Wade a démontré clairement qu’il n’est pas partisan d’un schéma de dévolution monarchique. Et puis nous partageons la politique du président Wade, mais nous demandons au gouvernement de faire plus d’efforts pour régler définitivement la question de l’énergie».
Par contre, Demba Seydi, un des responsables des jeunesses socialistes et Chargé de cours à l’université Dakar Bourguiba soutient que «Karim Wade doit démissionner comme l’a fait son prédécesseur Samuel SARR, car il n’arrive pas à faire des résultats.»
Ce que Karim oublie, c’est que les sénégalais ne s’attaquent pas à lui, en tant que personne civile, mais plutôt à son mode de gestion, en tant qu’autorité publique, en charge d’un super ministère, dont celui de l’énergie. Un secteur qui fait tant défaut et ne cesse d’irriter le courroux des sénégalais. C’est seulement, en 2004, avec son entrée sur la scène internationale que le grand public sénégalais l’a découvert, et connu. En effet, son père l’a nommé président de l’agence nationale de l’organisation de la conférence islamique, avec pour mission de préparer et d’organiser le onzième sommet de l’OCI, devant réunir quatre ans plus tard en 2008, à Dakar, les responsables de 57 pays musulmans. En 2006, il crée son mouvement politique «la Génération du concret». C’est la première étape de son entrée en politique. En 2009, à l’occasion des élections locales, Karim Wade était investit sur la liste de la coalition sopi, et était suspecté de succéder à Pape Diop, à la tête de la mairie de Dakar. Malheureusement, cette première étape du projet de dévolution monarchique a été rejetée par les dakarois car Karim a été battu dans son propre bureau de vote au point E. Au lieu de décrypter les messages du peuple, le président Wade et son fils minimisent les faits, et méprisent les sénégalais. Karim continue à se payer le luxe de voyager à bord de jet privé en gaspillant des milliards, pour quelqu’un qui n’était qu’un simple courtier à la banque d’affaires UBS (Union de Banques Suisses) à Londres. Donc, voilà autant d’éléments qui font qu’il est sous les feux des médias, des critiques acerbes de l’opinion publique, et de l’opposition politique. Il ne s’agit pas d’un acharnement contre sa personne comme il le prétend. Le message des sénégalais est clair. Le président Wade et son fils doivent tirer toutes les leçons des soulèvements des 23, et 27 juin dernier. La première est que le chef de l’Etat ne doit pas se présenter en 2012, la deuxième est qu’il doit organiser des élections libres et transparentes, la troisième est que les ministres de l’énergie, de la justice et de l’intérieur, nommément Karim wade, l’ex-conseiller de Mubutu Cheikh Tidiane Sy et Ousmane Ngom devraient par acquis de conscience démissionner pour mettre un terme aux agissements des sénégalais, en l’occurrence la société civile, et l’opposition politique.

Boubacar SADIO

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire